Article paru dans le Ouest-France du 4 juin 2026

François et Annick Tosser ont trouvé les ressources pour faire face à la maladie de Parkinson. Le secret : ne pas renoncer à sa vie sociale et s’adapter. L’association Groupe Parkinson 29 (dont ils sont membres) organise une conférence sur le sujet pour aider un maximum de personnes, samedi 6 juin 2026, à 14 h, à Châteaulin.
Il ne faut pas s’écarter du monde.
C’est un mantra qu’Annick et François Tosser se sont donné depuis que la maladie de Parkinson a fait irruption dans leur vie. Le diagnostic est tombé précisément le 7 mars 2013
, se souvient François Tosser. Il avait voulu se retirer du centre communal d’action sociale (CCAS) de sa commune, Plourin-lès-Morlaix (Finistère). On m’a dit que c’était dommage, car mes avis étaient pertinents. Alors, j’ai continué
, raconte-t-il.
Rapidement, il s’est aussi engagé comme trésorier au sein de Groupe Parkinson 29. Plus tard, Annick Tosser a pris le relais en tant que secrétaire. Samedi 6 juin 2026, à 14 h, Groupe Parkinson 29 organise une conférence suivie d’échanges sur la maladie, à Châteaulin (Finistère), au Juvénat. Le lieu a été choisi pour sa localisation plutôt centrale dans le département, pour permettre à un maximum de personnes de venir.
Une marathonienne et une scientifique
Elle sera animée par Cécile Voisset, chercheuse à l’Inserm de Brest, et par Virginie Vallet, diagnostiquée à ses 40 ans et qui a fait plusieurs marathons
. La première partagera les avancées »
dans la recherche médicale. C’est une communicante de première classe
, assure François Tosser. Elle est très proche des gens
, ajoute son épouse. La deuxième, très active, très engagée
, viendra parler pour donner de l’espoir aux gens
, témoigne son épouse. Espoir : ce mot, Annick Tosser le répétera plusieurs fois durant l’entretien.
En Finistère, 2 649 personnes étaient atteintes par la maladie de Parkinson en 2023, selon Santé publique France. En France, elle touche 272 500 personnes et 25 000 nouveaux cas se déclarent chaque année. La connaissance de la maladie est importante pour l’entourage, aidant ou pas
, poursuit Annick Tosser. C’est bien de participer aux consultations, de venir au sein des associations. Ça permet de ne pas être démuni quand la maladie évolue parce qu’il y a aussi des modifications de l’humeur, en plus des ralentissements
, explique-t-elle.
Notre qualité : on parle beaucoup
Notre qualité avec Annick : on parle beaucoup entre nous quand il y a des sujets de tension
, confie François Tosser. Assis dans son fauteuil électrique, l’homme est dans un mauvais jour mais il ne perd rien de sa verve. À condition de lui laisser le temps de formuler ses phrases. C
ertains confondent avec Alzheimer mais il a toute sa tête !
confirme Annick Tosser. Un peu plus tard, son mari glisse : Ma chance est d’avoir croisé le destin de mon épouse. Je lui dois beaucoup.
Bien sûr, le quotidien a été chamboulé. Il faut adapter la maison. Quand on va quelque part, il faut penser au temps pour aller jusqu’à la voiture, des choses comme ça.
Les semaines sont rythmées par les rendez-vous chez le kiné ou l’orthophoniste.
Pour autant, Annick et François Tosser continuent à s’octroyer des moments chacun de leur côté. Ils partent aussi toujours en vacances, mais moins loin
. Dans dix jours, ils seront à Riec-sur-Belon au domaine de la Porte Neuve, un lieu pensé pour accueillir des personnes en situation de handicap. Ils insistent : Il faut continuer à avoir une vie sociale et des activités.